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Deux ans après Private Pleasures, une exposition consacrée à la Lusty Lady series — une série d’images réalisée par Cammie Toloui lorsqu’elle travaillait comme strip-teaseuse à San Francisco au début des années 1990 — la photographe revient à Shmorévaz pour une conversation autour de son dernier projet, en tant qu’artiste en résidence du légendaire Mary’s Club à Portland.
Plus de trente ans après sa première série, Toloui réintègre l’univers du strip-club cette fois-ci en tant qu’observatrice, regardant les dynamiques de consentement et préservant l’anonymat des personnes représentées à l’aide d’une caméra thermique — une technologie habituellement utilisée pour détecter l’indice thermique de bâtiments ou de machines. Le cash, lui, n’est perceptible que lorsqu’il conserve encore la chaleur du corps qui l’a tenu. « Dépouillées du bruit visuel environnant pour révéler la chaleur interne de nos interactions, […] ces images exposent le transfert invisible de désir dont l’argent est chargé. C’est un symbole puissant du patriarcat, et de son frère jumeau, le capitalisme. » (Toloui)
Partie du Mary’s Club, la série So Hot s’étend désormais à d’autres contextes : sex clubs, orgies, donjons privés et événements comme la World Naked Bike Ride.
Les droits d’auteur de toutes les images incluses restent la propriété de leurs titulaires respectifs. La reproduction, l’impression ou le téléchargement de tout contenu est interdit par les lois sur le droit d’auteur et les conventions internationales sans l’autorisation écrite expresse du titulaire des droits. Tous droits réservés. Les images sont toutes © Cammie Toloui.
So Hot
Conversation Cammie Toloui & Salomé Burstein.
19.09.25